Dans la section « prendre soin de moi » de mon planning quotidien de solomom, y’a manger, brosser mes dents, prendre ma douche, boire un thé, écrire. Il faut que je le note parce que souvent, j’oublie. Pis même si c’est listé, des fois, je skippe un ou l’autre des items parce que: un enfant a besoin de moi, j’ai remis à plus tard et j’ai oublié ou je me suis carrément endormie avant d’avoir fini ma liste. Puis je me dis: pas grave, je le ferai 2 fois demain…

Oui, je me fais souvent passer en dernier.

J’avais déjà parlé ici du temps que je m’accordais le dimanche. C’est du temps que je m’accorde, peu importe les bruits de fond, parce que c’est important. Mais il faut être honnête, des fois, ce n’est pas suffisant. Ça prend plus que juste du temps « pendant que », ça prend du temps de qualité. Du temps de qualité, ça vient habituellement quand je sais que je n’aurais pas à répondre à un besoin urgent du mini. Ça implique donc que quelqu’un soit à la maison pour surveiller la marmaille. Et là intervient monsieur Atypique.

5 moyens pour prendre soin de moi

Le bain

Il va sans dire que le bain est quelque chose qu’on peut faire même si personne ne surveille les enfants, tant qu’ils dorment. Mais honnêtement, mon mini a un sommeil inégal et l’idée seule de me faire couler un bain et devoir l’interrompre parce que le petit se réveille me coupe carrément l’envie. Pourquoi je gaspillerais de l’eau et une super bombe de bain Lush pour seulement 5 minutes de thérapie par l’eau?

M’étendre dans un bain chaud avec juste le bruit de rien et l’odeur de la mousse ou de la bombe de bain que j’ai choisie. C’est tellement agréable. Juste rester là. Les yeux fermés.

Le vin

Mini est un amateur de lait, directement de la source. Je sais que je pourrais m’accorder un verre occasionnel, mais tant que j’allaite, je préfère garder ça au minimum. Il est rendu à 1 an ce coquin et rien n’indique qu’il veuille être sevré. Mon premier prenait la bouteille à 6 mois, mon deuxième l’a refusée catégoriquement jusqu’à 15 mois et du jour au lendemain, c’était terminé, il refusait le sein. J’attends impatiemment le jour où le petit dernier se décidera à accepter une autre source de calcium que ma poitrine, parce que sans vouloir dire que je boirais à chaque soir, j’apprécie le petit vino occasionnel sans arrière pensée. Et je me sens quand même plus confortable d’avoir un autre adulte dans la maison. C’est peut-être juste une excuse…

Un bon petit verre de vin, sur la terrasse ou dans le salon devant un feu de foyer. Juste prendre le temps de boire tranquillement pour déguster parce que ça n’arrive pas assez souvent.

La lecture

Oui, je lis même quand mon chum n’est pas à la maison, mais ça dure rarement très longtemps. 3 ou 4 pages, un chapitre ou deux si je suis vraiment chanceuse. J’aime pouvoir m’installer pour une petite heure avec un livre dans un coin tranquille sans penser à autre chose qu’aux personnages et leur histoire rocambolesque. C’est tellement plus agréable que de devoir s’interrompre 3 paragraphes avant la fin d’un chapitre parce que le 4 ans a envie d’aller à la toilette!

M’asseoir dans le coin du divan avec une couverture et un livre. Lire jusqu’à ce que mes yeux ferment. C’est tellement doux la lecture.

Les casse-têtes

Ça me vide la tête de faire du casse-tête. Quand j’étais jeune (13-14 ans), je me défiais moi-même pour terminer des casse-têtes de 1000 morceaux le plus rapidement possible. Mon meilleur temps, ça a été 5h sans aide (ou peut-être 4h, ça fait quand même longtemps, ma mémoire n’est pas ce qu’elle était). Faire un casse-tête implique d’avoir un endroit tranquille à l’abri des petites mains et surtout des petites bouches! On n’en est pas là! Mais bon, mon chum m’a acheté un tapis à casse-tête, j’espère pouvoir en faire un prochainement et le ranger pour éviter les « accidents ».

M’installer sur la table de la salle à dîner et faire du casse-tête jusqu’à ce que je ne puisse plus voir la couleur des morceaux. Ça fait du bien. Ils appellent ça casse-tête, mais ça me vide vraiment l’esprit.

Le coloriage et le dessin

Il y a des jours où j’aime penser que je suis une artiste. C’est pour ça que je me suis acheté des vrais crayons Prismacolor et des beaux crayons feutres d’artiste. J’aime sortir mon cahier à croquis ou mon cahier à colorier et y passer l’après midi sans regarder l’horloge. Je ne sortirais certainement pas mes crayons avec les enfants qui courent autour, parce que je sais très bien ce qui arriverait. L’idée seule que mon 4 ans s’en emparerait pour jouer de la batterie sur le coin de la table ou pour dessiner des fresques dans le bas des murs de la salle à dîner m’empêche de sortir mon attirail.

Étendre mes crayons sur la table et prendre le temps de choisir la teinte parfaite. Ajouter des détails et des dégradés, juste parce que je sais que j’ai du temps devant moi pour le faire.

Et pourquoi pas combiner?

Prendre un verre de vin dans le bain en lisant un bon livre est mon rêve ultime de soirée réussie. L’exemple par excellence de moment pour moi. Une façon de prendre soin de ma petite personne que je ne me permets malheureusement pas assez souvent.

Soyons fou!

La version ultime de prendre du temps pour soi serait sûrement de s’évader de la maison. Laisser les enfants derrière pour quelques jours pour se concentrer uniquement à du ressourcement et du temps de qualité.

Ben c’est exactement ce que je vais faire!

Dans un mois, je m’en vais dans un weekend pour mamans seulement organisé par la superbe Julie Philippon. Je ne me suis jamais permis ça. Mon amie Valérie m’en a glissé un mot et j’ai sauté à pieds joints sur l’occasion, sur un coup de tête, sans réfléchir. C’était comme si les étoiles s’étaient alignées pour que ça marche. Quand j’en ai parlé à mon chum, il a demandé: « C’est quelles dates que je demande congé tout de suite? » Je pense que ça voulait dire qu’il savait que j’en avais plus que besoin et qu’il ne voulait pas que je change d’idée.

Un weekend complet à juste penser à moi en faisant des rencontres significatives et en relaxant, dans un coin tranquille des Cantons de l’est. Le rêve! J’ai tellement hâte! Juste en passant, une petite souris m’a dit qu’il restait quelques places à l’heure d’écrire ces lignes.

En conclusion

Il n’y a pas de mauvaise façon de décrocher. L’important c’est de trouver des moments où on s’accorde de vraies pauses. Des pauses pendant lesquelles on ne pense qu’à nous, pas à « qu’est-ce qui arriverait si…? », « est-ce qu’il va avoir besoin de…? », « me semble que ça fait longtemps que je n’ai pas entendu de bruit… » ou autre pensée intrusive qui nuit à la relaxation.

Et vous? De quelle façon prenez vous soin de vous quand vous n’êtes pas pressée?

Soyez douces avec vous! C’est si important!