toilette

Je suis une personne anxieuse, ça a déjà été établi dans plusieurs billets. J’ai beaucoup d’insécurités dans mon rôle de maman. J’ai aussi des choses sur lesquelles je lâche prise assez facilement. La propreté n’est pas un thème qui me préoccupe outre mesure. Je me dis qu’à 15 ans, mes trois enfants ne porteront plus de couches. D’ici là, je les laisse aller à leur rythme.

La quête de la propreté

En suivant des groupes de mamans, j’ai l’impression que la propreté est un cheval de bataille pour beaucoup de familles. J’ai lu toutes sortes de trucs à travers les années allant de l' »Elimination communication » à la propreté en 3 jours. Personnellement, ce ne sont pas des choses qui m’attirent particulièrement.

Je suis à l’écoute de mes enfants et je veux les respecter le plus possible pour la propreté. J’ai de la difficulté à comprendre l’intérêt de mettre un bébé de quelques mois sur le pot (ou la toilette) ou encore couvrir l’ensemble de la maison de plastique pendant 3 jours pour faire un entraînement intensif. J’ai l’impression que certains parents se mettent (ou se font mettre) énormément de pression à ce sujet. C’est peut-être parce que je n’ai pas reçu le mémo.

Mon grand

À la garderie de mon grand, l’éducatrice avait une routine bien établie de déposer les enfants sur la toilette à heures fixes. Je trouve que c’est une bonne méthode. Par contre, j’ai l’impression qu’elle mettait beaucoup de pression aux enfants. En tout cas, probablement trop pour mon grand.

Il a commencé à fréquenter cette garderie-là quand il avait 2 ans et peu de temps après son entrée, il est devenu tellement constipé que c’était douloureux de le voir aller à la selle. Ça ne lui était jamais arrivé avant son entrée à cette garderie et tout d’un coup, il l’était. Je ne peux que faire le lien entre la technique utilisée et l’inconfort qu’il avait. De le voir pleurer de douleur parce qu’il n’arrivait pas à faire caca, ça m’a brisé le cœur. Je me suis dit que je ferais très attention avec mes autres enfants et j’ai demandé l’éducatrice d’être plus à l’écoute de mon fils. Ça a eu l’air de l’aider. Son rythme à lui était différent, tout simplement.

À l’heure qu’il est, il est complètement propre le jour. Il n’a plus besoin de couches pendant les siestes depuis qu’il a 3 ans et demie. Par contre, il a encore besoin de porter des couches la nuit, même à 6 ans.

Propreté de jour et de nuit, deux défis bien différents

Alors que la propreté de jour peut être acquise parce que l’enfant est éveillé, donc conscient qu’il a envie, la propreté de nuit est une toute autre histoire.

On dit qu’environ 15% des enfants de 5 ans mouillent encore leur lit régulièrement et entre 6 à 8% des enfants de 8 ans le font encore. Ce phénomène s’appelle l’énurésie nocturne. C’est un phénomène involontaire, il n’y a aucun apprentissage à faire pour ça. C’est le corps qui n’est pas encore prêt.

Il est important de rassurer l’enfant à ce sujet si ça semble le rendre inconfortable. Il n’y a aucun lien entre la santé physique et psychologique de l’enfant et le fait qu’il ne soit pas propre la nuit sauf si c’est un phénomène nouveau (il a été propre et il recommence à uriner dans son sommeil).

Certains trucs peuvent être mis en place pour aider à diminuer les pipis nocturnes, mais essentiellement, ça devrait se régler avec le temps. Dans tous les cas, si vous êtes inquiet, il est important d’en parler avec le médecin de l’enfant.

Mon deuxième

Mon deuxième a 4 ans et il n’est pas encore propre de jour (ni de nuit). On mets beaucoup d’efforts pour l’aider à acquérir la propreté, sans trop le pousser. On l’amène à la toilette au réveil, avant les siestes et les dodos. Au CPE, ils ont aussi une routine établie.

Avec lui, la frustration devient très intense quand on le force à faire quelque chose. S’il refuse d’aller à la toilette, le forcer n’est pas une solution efficace, ça rend l’expérience négative et ça augmente son opposition. On doit être à son écoute et le respecter. À la garderie, il est certain que les éducatrices préfèreraient qu’il soit plus autonome pour aller à la toilette, mais il n’est pas encore prêt. On essaie donc de mettre des systèmes en place pour le motiver davantage, comme une feuille avec des collants. Alors que ça ne fonctionnait pas avec notre ainé, cette technique semble le motiver, lui.

Le jour, il est capable de garder une couche sèche pendant plusieurs heures, mais il ne va pas demander d’emblée pour aller à la toilette. Si on l’amène à des heures régulières, c’est assez inconsistant s’il voudra ou non uriner. Pour les selles, c’est loin d’être acquis. Pour l’instant, c’est très difficile de comprendre exactement quand il a besoin et il ne nous le dit pas clairement. Il dit parfois « caca » pour aller uriner ou une fois qu’il l’a fait dans sa couche. Il doit apprendre à comprendre son corps avant d’être en mesure d’être vraiment propre.

Programme d’élimination

La propreté peut être acquise plus tard chez les enfants vivant avec la trisomie 21. C’est commun. Ce n’est pas toujours le cas, mais c’est fréquent. Les CIUSSS et les CISSS ont habituellement des programmes d’élimination pour les enfants qui n’ont pas acquis la propreté. Il faut passer par la travailleuse sociale du CLSC pour avoir les détails.

Chaque région a des critères bien précis et souvent très différents. Pour nous, des couches sont fournies à partir du moment où la demande est traitée et la demande ne peut pas être faite avant que l’enfant soit âgé de 3 ans. Le fournisseur propose des couches d’une certaine marque et les livrent à domicile aux 3 mois. Dans certaines régions, ce sont plutôt les parents qui font les achats et qui sont remboursés. C’est donc important de bien comprendre les modalités du programme de votre secteur pour savoir comment en bénéficier si vous y avez droit.

Rappelez-vous que les critères sont différents d’une région à l’autre ou même d’un CISSS/CIUSSS à l’autre dans une même région. Il est donc possible que l’âge d’acceptation ne soit pas de 3 ans, que le diagnostic de votre enfant ne le rende pas admissible, que les budgets alloués soient différents et que la façon de fonctionner soit plus ou moins complexe. Je connais donc des familles qui ont aussi un enfant de 4 ans ayant la trisomie 21 qui viennent tout juste de bénéficier du programme et d’autres pour qui les démarches sont encore en cours d’analyse.

caca

Les couches

Nous sommes de très grands consommateurs de couches jetables. Nous avons fait ce choix pour plusieurs raisons, que je n’énumérerai pas ici. Nos couches privilégiées sont les Huggies parce que nous les trouvons au Costco et que nous pouvons les acheter en grande quantité. Elles absorbent bien et ce sont avec elles que nous avons eu le moins de débordements à travers les années.

Quand mon plus vieux est né, nous avons essayé les Pampers, mais il n’y en avait pas des hypoallergéniques et il devenait vite irrité avec cette marque. Nous avons opté pour les Huggies Pure and Natural, qui étaient en coton et sans parfum. Elles étaient facile à trouver et lui convenaient parfaitement. À cette époque, il y avait peu d’alternatives de couches jetables répondant à nos besoins. Comme Huggies avait su nous satisfaire, nous sommes restés fidèles à la marque.

Récemment, j’ai eu l’occasion de tester les nouvelles couches Pampers Pure pour un billet que j’ai écrit pour le blogue de Mamanbooh. Il est fort probable que si ce produit avait existé à l’époque, c’est vers celui-là que je me serais tournée.

En conclusion

La propreté est un sujet chaud sur plusieurs groupes de parents. Il semble que pour certaines personnes, ce soit une source de préoccupation, mais pas pour moi. Je connais les raisons qui font en sorte que mes enfants ne sont pas encore propre et j’ai lâché prise là-dessus. Il y a beaucoup d’autres choses qui remplissent mon quotidien sans que je m’en fasse trop avec les couches de mes enfants. Si chez-vous c’est différent, j’aimerais savoir ce qui vous a poussé à prendre cette décision, ça m’intéresse.

Chez-vous? La propreté est venue comment à la maison? Comment envisagez-vous cette étape dans la vie de vos enfants?