Apprentissage en famille. Marie-Noelle Marineau parle avec passion de son aventure en famille. #homeschooling #unschooling #apprentissageenfamille #marienoellemarineau #entrevue
Entrevue

Marie-Noelle Marineau et l’apprentissage en famille

Dans le domaine de l’apprentissage en famille, Marie-Noelle Marineau se fait une place de plus en plus grande. Elle porte d’ailleurs plusieurs chapeaux : auteure, blogueuse, maman… en plus d’être sympathique et inspirante.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai l’œil plus ouvert à ça, mais il me semble que dans les dernières années, on entend de plus en plus parler d’école à la maison. Le sujet semble de moins en moins tabou. J’ai l’impression que ça se démocratise un peu plus.

Certains parents que je connais ont d’ailleurs choisi cette avenue pour leurs enfants à besoins particuliers parce que l’école « régulière » ne répondait pas aux besoins de leurs enfants.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de proposer une entrevue à l’énergique Marie-Noelle. Elle est une porte-parole fantastique pour cette mission d’apprentissage.

Si je te demandais de te présenter en quelques mots. Qui es-tu?

Une femme, une mère, une entrepreneure, une auteure, une rédactrice de contenu, une étudiante, une organisatrice d’évènement… j’ai la tendance à avoir plusieurs projets en même temps en même temps que mon rôle de maman.

Ton parcours est impressionnant. Peux-tu en parler un peu? Qu’est-ce qui t’a amenée à t’intéresser autant à l’école à domicile et à partager sur le sujet?

iiiii, ben merci!

J’ai de la difficulté à me souvenir de l’élément déclencheur… c’est peut-être en lien avec mon propre parcours scolaire en fait. J’étais la plupart du temps une bonne élève dans le sens où j’avais des résultats scolaires dans la moyenne ou au-dessus, mais je n’aimais pas tant l’école. Je n’aimais pas les relations forcées avec les autres, je ne me sentais pas très bien à l’école, en fait.

Quand j’ai su que j’étais enceinte de mon premier garçon, j’ai lancé l’idée à mon conjoint qu’on lui fasse l’école à la maison. Il n’était pas contre. J’ai donc commencé, déjà, à lire sur le sujet, à joindre des groupes et des forums… bref à me renseigner !

J’aimais l’idée que l’école et l’éducation, ce sont deux choses différentes. L’école traditionnelle est ce qui est le plus utilisé pour offrir une éducation aux jeunes au Québec, bien entendu, mais ce n’est pas la seule option !

Quel est le parcours scolaire de tes enfants? Ont-ils déjà été scolarisé en milieu « régulier »? S’ils demandaient à l’être est-ce que ce serait quelque chose d’envisageable?

Mes enfants n’ont fréquenté ni la garderie, ni l’école. On vérifie régulièrement leur intérêt à rester avec nous à la maison. S’ils voulaient essayer l’école, on les inscrirait, tout simplement !

À quoi ressemble une journée typique chez-vous?

Les journées ne sont pas tant typiques, mais disons qu’une journée pendant laquelle nous n’avons pas de sorties spéciales ou d’activités de prévues, ça se ressemble… Les enfants se lèvent quand ils ont terminé leur nuit. Généralement, ça fait déjà 2-3 heures que je suis debout pour travailler et avancer mes études. Mon chum les fait déjeuner, car le matin, je travaille dans mon bureau. Ensuite, les garçons s’installent avec papa pour faire un apprentissage formel, car depuis cette année, nous avons l’obligation de suivre le Programme de formation de l’école québécoise, alors je planifie des choses pour voir le programme. Ce n’est vraiment pas long par exemple et ensuite, ils jouent jusqu’au diner. En après-midi, ils continuent souvent ce qu’ils faisaient le matin ou bien tombent dans d’autres projets. Ça dépend beaucoup de leurs intérêts du moment, en fait et de la saison de l’année.

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J’avais envie que mes filles sachent qu’elles ont le choix dans la vie. Surtout, le choix d’aller à leur rythme, d’apprendre à leur façon, de connaître et respecter leurs besoins spécifiques.

J’avais aussi envie de consolider leur créativité, leur esprit critique et leur estime d’elles-mêmes.

Je ne voulais pas qu’elle confonde leur identité réelle avec leurs défis et diagnostics.

Ce n’était pas vraiment une question d’école ou pas école. C’était surtout une question de rester à l’écoute des besoins de mes enfants et de notre famille.

Et… j’aime explorer et expérimenter dans la vie!

Le retour à l’école? J’avais accompli ma mission. Je sentais qu’elles avaient intégré ce que je considère être une base solide. Notre petite famille était passée à une autre étape avec d’autres besoins.

Larissa Jean-Baptiste en parlant d’apprentissage à la maison

Comment se vit le lien entre tes enfants? Comment s’aident-ils à apprendre?

Dans leurs apprentissages, mes deux garçons ont des forces et des défis très différents. Mon plus jeune va souvent aider le plus grand en mathématiques parce que c’est quelque chose qui lui vient facilement ; il a une bonne logique et calcule rapidement dans sa tête. Mon plus grand va parfois utiliser ses mots d’enfants ou même faire des dessins pour aider son frère à trouver des idées pour des situations d’écriture qui sont du domaine de la fiction, par exemple.

Qu’est-ce qu’on devrait savoir sur l’enseignement à la maison et qui n’est pas assez mis de l’avant?

En résumé, que c’est légal, que ce n’est pas CONTRE l’école et que les enfants ne sont pas enfermés dans des garde-robes et isolés des autres…

En un peu moins résumé, mais quand même :

  • que quand le sujet est abordé dans les nouvelles, c’est souvent associé à un établissement illégal d’éducation religieuse alors que des milliers de jeunes québécois sont éduqués à la maison sans que ce soit pour des raisons religieuses;
  • qu’il y a des recherches, bien sérieuses, qui se font sur le sujet et qui arrivent à des conclusions bien positives, par exemple en disant que ça ne nuit pas à la socialisation des enfants et que ceux-ci acquièrent les connaissances nécessaires pour faire des études supérieures s’ils le désirent et;
  • qu’avant de s’attaquer aux commissions scolaires et aux enseignants, le gouvernement actuel s’est attaqué à la communauté de l’éducation à domicile et aux libertés des parents qui la composent… Depuis, les familles n’ont plus le droit prévu par la Déclaration universelle des droits de l’homme de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. On s’entend, ça ne fait pas office de document légal, mais il a tout de même été adopté par le Canada, à l’époque!

 

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En plus d’être mère, auteure et tout ça, tu es aussi une femme.Que fais-tu pour décrocher?Comment prends-tu soin de toi au quotidien?

J’ai une bonne hygiène de vie. Enfin, c’est ce que je vise. Donc, être à l’écoute de mon corps, tenter de manger des choses qui me font sentir bien et bouger un peu. Ce n’est pas vraiment pour décrocher, mais je souhaitais retourner aux études et j’y suis retournée, l’an passé, je me suis offert ça, en fait. J’ai beaucoup de plaisir et de défis liés avec mon retour aux études et j’aime ça. Ça m’aide à mieux me connaitre et en même temps, je reconnais en moi des traits que je vois en mes enfants. C’est bizarre…

Mais comme pour décrocher, vraiment là, le soir je lis un peu si mes yeux me le permettent et je « vedge » devant une série télé jusqu’à ce que je m’endorme dessus, souvent. J’aime bien les séries de superhéros, entre autres !

Quelle réalisation as-tu dans ta ligne de mire? La chose qui te fera dire : « Wow! Vraiment, là, j’ai vraiment atteint mon idéal! »

La plus grande réalisation, qui ne repose cependant pas que sur moi, c’est de normaliser l’éducation à domicile. En lien avec ça et qui sont des réalisations à plus court terme, j’ai eu l’idée d’organiser un sommet en ligne sur l’apprentissage en famille qui pourra rejoindre les familles qui ne peuvent pas toujours se déplacer pour aller dans les congrès d’éducation à domicile qui se déroulent généralement à Montréal et parfois à Québec.

Puis j’ai aussi opté pour un sujet de mémoire de maitrise en lien avec ça, aussi, mais je ne veux pas trop en parler, car j’ai encore des approbations à avoir de la part de mon département, mais en gros, je crois que la normalisation de l’éducation à domicile au Québec (parce que c’est normal pour les gens dans plusieurs autres provinces du Canada et aux États-Unis, par exemple) passe aussi par le développement de la recherche.

Et si je te laissais le mot de la fin?

Tu pourrais, mais ça serait bref, du genre: au revoir et n’oubliez pas de suivre Karine sur les réseaux sociaux, wink wink!

Est-ce que l’apprentissage en famille est quelque chose qui vous a déjà traversé l’esprit? Pourquoi?


Pour en savoir plus sur les projets de Marie-Noelle

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Karine Guy

Maman de trois jeunes garçon, Karine est la reine de la maison de sa famille atypique et parfaite. Écrire est pour elle un moyen de cheminer à travers la résilience et l’adaptation. Elle croit que de nommer les choses est un moyen puissant pour sensibiliser à la différence, mais aussi pour grandir.

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