Vie de maman

Weekend Me time, ce que j’en retiens

Comme je l’ai mentionné souvent dans les dernières semaines, j’ai eu l’occasion d’assister à un weekend de ressourcement. Autant j’étais fébrile et excitée au moment de l’inscription, autant je ne savais plus ce que j’allais y chercher au moment de quitter la maison. Peut-être l’anxiété de quitter mes enfants ou la fatigue, ou … Je n’en sais trop rien.

Vendredi après-midi, je suis partie avec mes valises et mon bagage (celui que je traine en dedans).

J’ai laissé derrière moi mon mari et mes enfants. Pour la première fois de ma vie, je quittais seule. Pas vraiment seule en fait, je partais avec une amie, mais je sentais qu’on partait ensemble, chacune de notre côté.

L’arrivée

Je ne m’étais même pas posé la question avant parce que ça allait de soi dans ma tête, j’étais sûre que ma chambre allait être près de celle de ma compagne de voyage, mais non.

À la réception, nous avons appris que nous allions être séparées.

Nos chambres étaient dans des ailes opposées de l’auberge. Sur le coup, j’ai été un peu surprise, puis je suis allée déposer mes sacs à ma chambre, ouvrir ma valise, m’étendre sur le lit et apprécier le calme. Pas que je n’aurais pas apprécié que nous soyions voisines, mais je crois que si ça avait été le cas, nous aurions peut-être senti le besoin de passer du temps ensemble sans écouter notre besoin de solitude. Un peu égoïstement, mais pour notre propre bien.

Des questionnements

Pendant ces moments solo dans ma chambre, je me demandais sincèrement ce que je venais chercher. J’étais heureuse d’être dans un endroit paisible, mais je ne me sentais pas connectée à ce qui s’en venait. Je ne savais pas si j’avais l’énergie de socialiser avec 30 inconnues. J’avais envie de dormir pendant deux jours. L’envie de participer à des ateliers était plus ou moins là. Une partie de moi se sentait complètement asociale (ou socialement awkward) et l’autre se disait que si j’étais là, c’est que j’avais sûrement quelque chose à venir en tirer.

Les premiers pas

Un peu maladroitement, je suis arrivée au cocktail d’accueil. Étant à la maison depuis quelques années, j’ai l’impression que mon small talk n’est pas très à point. Je ne sais pas comment gérer autant d’inconnues d’un coup. Mon anxiété n’était pas vraiment au rendez-vous, mais j’avais plus le goût de m’enfermer dans un petit cocon, dans ma zone de confort. Ça m’a pris plusieurs minutes à m’ouvrir et à me laisser aller avec les autres. Quand j’ai réussi à craquer un peu ma carapace, nous étions presque rendues au souper. À ma grande surprise, je me suis vraiment détendue (peut-être que c’était un peu grâce au gin tonic, on ne le saura jamais vraiment), mais j’ai partagé des rires et ça m’a fait un bien fou!

Soirée autour du feu

Je ne savais tellement pas quoi faire quand le feu de camps a été annoncé. J’ai trouvé que l’animatrice était extraordinaire pour briser la glace et j’ai beaucoup aimé son humour et sa joie de vivre, mais je me rendais compte que je ne le sentais pas. Je me sentais à côté de la plaque et la pluie n’a pas vraiment aidé à me réchauffer à l’idée de rester. J’ai donc quitté avant la fin de l’activité pour me réfugier dans mon petit cocon de tranquillité.

J’ai appris par la suite qu’une lanterne a été allumée. L’activité avait l’air magique, mais je n’ai pas de regret. Je me suis écoutée, comme je le fais rarement, et j’en suis fière. Je pense qu’en soi, quitter était vraiment le meilleur choix à faire ce soir-là, pour moi.

La première nuit

Je ne sais pas qu’est-ce qui a autant perturbé mon sommeil. Peut-être le demi café que j’avais pris à la fin du souper ou le fait que mon bébé ne dormait pas avec moi, mais j’ai vraiment mal dormi pendant cette première nuit à l’auberge. Il y avait peut-être l’excitation qui revenait? Ou les coccinelles qui me faisait peur (il y en a même une qui s’est trouvé un chemin jusque dans mon oreille)?

Quoi qu’il en soit, je n’ai dormi que quelques heures alors que je croyais pouvoir faire la grasse matinée.

Samedi matin douillet

L’avant-midi commençait exactement comme j’en avais besoin. Petit temps tranquille sur le coin du feu avec un café.

J’ai réalisé que ça allait être mon endroit préféré au cours du weekend.

Ce petit coin de foyer d’où je pourrais regarder dehors sans y aller, où je pourrais lire ou écrire sans socialiser. Mais encore une fois, les choses n’ont pas tourné comme je l’avais cru. J’ai croisé d’autres mamans, j’ai parlé avec elles, et j’ai commencé à socialiser.

Si inattendu que c’était, je me sentais bien. Mes appréhensions sont tombées, mon besoin d’être seule s’est enfuis, j’ai voulu échanger avec elles, discuter. Nous avons parlé, nous sommes allées partager un repas et nous nous sommes dirigées vers un premier atelier de yoga.

Yoga

Je ne savais pas du tout à quoi m’en tenir. Je n’avais jamais pratiqué le yoga. J’avais compris bien avant d’entrer que ce serait plus que des étirements et des respirations, mais quoi? Je n’en savais rien. À ce point dans ma vie, me diriger dans l’inconnu est une réalité presque quotidienne. Parfois ça me cause de l’anxiété, mais pas là. Je me sentais prête à vivre une expérience particulière et j’étais ouverte à ça.

Notre coach de yoga, Audrey, était une femme hors du commun (elle l’est encore en fait). Elle s’est ouverte à nous et a posé les bases pour un atelier chargé d’émotions, une visite intérieure, une expérience spirituelle singulière. Ce matin-là, les cœurs se sont ouverts et les âmes se sont rencontrées. C’était magique.

Transformation

Sans vouloir faire de généralisation, je crois que nous avons toute laissé une petite partie de nous s’envoler au cours de cette session de yoga et le weekend a pris tout son sens à ce moment-là.

Nous avons eu l’occasion de faire une nouvelle rencontre avec Audrey en soirée. Cette fois-là, nous avons pu partager, réfléchir et laisser aller ce qui nous bloquait. Symboliquement, nous avons écrit sur un papier quelque chose de négatif qui nous empêchait d’avancer pour ensuite le bruler dans le feu. Ce geste permettait de se débarrasser définitivement de cette chaîne nous retenant dans notre quête. Nous permettant ensuite d’être plus paisible. Même si ça peut sembler simple, il était évident que ce n’était pas une mince affaire. La salle était chargée d’émotions encore une fois.

Le dimanche matin, nous avons fait une dernière séance de yoga. On sentait une énergie complètement différente que la veille. Oui, certaines candidates vivaient des émotions encore, mais on sentait une paix qu’on ne sentait pas la veille. C’était beau, c’était apaisant.

Les ateliers

Nous avons eu la chance d’assister à des ateliers menés par Julie et Tania. Elles ont su nous transporter à travers de nombreuses émotions aussi, nous faire réfléchir à ce qu’on faisait réellement pour nous et ce qu’on pourrait mettre en place pour s’aider et continuer le weekend metime à la maison. Je n’en dirai pas plus puisque ça vaut la peine d’assister aux conférences pour apprendre à se faire du bien, mais l’essentiel à retenir c’est que sans prendre soin de soi, on peut plus difficilement prendre soin des autres.

Alors que je n’avais aucune idée de ce qui allait se dire au cours de ces ateliers, j’avais déjà préparé le défi 30 jours pour se sentir bien. Ça rejoignait le sens de ce qu’elles nous ont partagé au cours du weekend. Je crois que les astres étaient alignés en fin de semaine pour que ces connexions se fassent.

Les repas, moments de rencontres

Partager un repas est un moment privilégié pour rencontrer des gens. Ça n’a pas fait exception au cours de ce weekend. La nourriture était délicieuse et la compagnie l’était tout autant.

Nous avons échangé sur toutes sortes de sujets. Bien sûr, nous avons parlé de notre bagage, mais aussi de tout et de rien, librement, sans jugement, doucement ou avec humour. Nous avons partagé des mots et des éclats de rire et ça a également contribué à rendre ce weekend très spécial.

Ces échanges se sont poursuivis près du foyer, c’était mon endroit favori, mais pas que le mien.

Immortaliser les souvenirs

Nous avons eu la chance de partager le weekend avec une photographe magnifique. J’ai eu la chance de partager de beaux moments avec elle. Comme toutes les autres femmes participant à cette aventure particulière, elle pouvait être classée parmi les femmes d’exception. C’est beau de pouvoir échanger avec des gens de cœur. Sa discrétion tout au long du weekend a sans aucun doute immortalisé des moments magiques. Marie-Ève a aussi eu la gentillesse de faire le portraits des participantes qui le désirait. Son professionnalisme et sa douceur ne laisse pas de doute sur l’authenticité qu’elle a saisi avec son objectif.

Les moments clés

Les moments qui rempliront ma tête et mon coeur pour encore longtemps sont la première nuit où j’ai si mal dormi, mais dans un tel silence. Les rires partagés au cours du weekend. La paix complète sur le bord du foyer tôt le matin ou après les repas où j’étais seule avec moi-même. Les discussions partagées avec des femmes extraordinaires, braves et magnifiques. Les ateliers qui ont permis de se recentrer sur les bonnes choses et les séances de yoga ont été particulièrement marquantes et ont enclenché une transformation.

Le retour

Alors que nous avons passé le weekend chacune de notre côté, mais ensemble, Valérie et moi avons covoituré encore sur le chemin du retour. Nous avons vécu ces quelques jours de façon différente et personnelle puisque nous n’allions pas y chercher la même chose et c’est parfait comme ça.

Nous nous sommes raconté nos rencontre, notre vécu, nos expériences et ce que nous avons retenu des activités. Ça nous a fait du bien, ça a été beau et le retour a été paisible.

Je n’ai pas vécu de fébrilité, mais j’ai vécu une grande, une très grande paix. Le weekend m’a fait un bien que je n’aurais jamais prévu, ça a été beaucoup plus grand que ce à quoi je pouvais m’attendre.

Pour poursuivre le weekend me time à la maison

Il n’y a pas que les trucs et le défi qui me permettront de me concentrer sur l’essentiel, mais aussi les cadeaux magnifiques que nous avons reçu des partenaires. Tant de gâteries qui nous font sentir encore plus spéciales.

Merci à tous!

Merci à ces femmes qui ont baissé leurs barrières pour partager ce weekend avec moi. D’avoir été aussi généreuses et authentiques, vous avez contribué à me faire grandir et à valider le fait que j’étais sur la bonne voie dans ma quête de moi. Je ressors de ce weekend grandie et paisible comme je l’ai rarement été dans ces dernières années. Vous êtes magnifiques et je n’oublierai jamais cette expérience.

Avez-vous eu la chance de vivre un moment qui vous a bouleversé positivement dans votre vie? Vous êtes vous déjà bousculé pour changer?

Karine Guy

Maman de trois jeunes garçon, Karine est la reine de la maison de sa famille atypique et parfaite. Écrire est pour elle un moyen de cheminer à travers la résilience et l’adaptation. Elle croit que de nommer les choses est un moyen puissant pour sensibiliser à la différence, mais aussi pour grandir.

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