Alors que je venais pour me ressourcer, me reposer, j'ai vécu une expérience dont je me rappelerai toute ma vie. #developpementpersonnel #rbfq #croissancepersonnelle #transformation #metime #grandmere #meme #experience #mediation #chakra #transformation
Billet d'humeur

L’expérience d’une vie ou la transformation d’un moment

Je pourrais dire que je suis rendue à la moitié de ma vie environ. Dans les 40 dernières années, plusieurs personnes marquantes y sont passées puis sont parties. La dernière à m’avoir envoyé la main est ma grand-mère maternelle. Pas que j’aie été si proche d’elle, Mémé, mais je sentais son amour profond à chaque fois que je la voyais et ça, c’était doux. Cette grande dame est partie par un beau samedi ensoleillé alors que j’étais à plus de 1000 kilomètres d’elles et pourtant, je l’ai senti et ça, c’est toute une expérience.

La fatigue

Ma vie des dernières années a été bien chargée. Elle a été remplie d’émotions, de défis et de victoires. Ces grandes surcharges émotives m’ont poussée à aller chercher un ressourcement. Alors je me suis inscrite pour la deuxième fois à un weekend de maman organisé par Julie Philippon. Je savais un peu plus à quoi m’en tenir cette fois-ci et je savais que ça allait me faire du bien. Je ressentais un profond désir de repos. Mon corps m’envoyait des signes d’épuisement intenses et un doux sommeil réparateur semblait être ce que j’irais chercher là-bas.

Parfois, quand je me sens fatiguée, je pense justement à ma grand-mère, qui elle, a eu 15 enfants et a toujours semblé si forte et en contrôle. Je l’ai bien vue s’émouvoir à l’occasion, mais elle était toujours très active et a mené une vie bien remplie.

Ces dernières années, elle était dans un centre pour personnes âgées. Elle n’avait plus tant d’énergie, son cerveau lui jouait parfois des tours et le fait de rester seule à la maison était devenu impensable. Ce n’était pas facile pour une grande dame comme elle de rester dans une petite chambre (bien que décorée d’objets personnels), elle avait toujours eu soif d’autonomie et était fonceuse et déterminée.

Le départ

J’ai donc quitté la maison, toute seule dans la tempête. Je suis arrivée épuisée mais heureuse dans une maison au fond d’un champ. Étrange d’aller me ressourcer dans une campagne vallonneuse alors que j’en avais quitté une pour la ville y a de ça 20 ans. Mais ça, c’est une autre histoire.

La maison était accueillante et s’est remplie de femmes magnifiques venues chercher une certaine quiétude tout comme moi. C’était agréable de profiter du calme des paysages enneigés et du feu de bois. Plein de souvenirs lointains se mêlaient aux raideurs de mon corps fatigué. C’était apaisant et libérateur. Parfait.

L’arrivée à la maison

J’ai retrouvé des femmes qui avaient participé à la première édition du weekend. Nous avons discuté. Ces retrouvailles après près d’un an nous a toutes fait très plaisir. Nous avions toute traversé des moments plus difficiles et d’autres plus heureux. Pendant ces discussions, nous nous retrouvions et c’était tout simplement parfait. Simple et parfait.

Après ces retrouvailles, une activité de groupe dans une grange magnifique, ça été le temps d’aller se reposer. Tout ce temps, je n’avais pas réellement pensé à ma grand-mère que je savais en fin de vie et accompagnée. Bien sûr, quand je laissais mes pensées vagabonder, son visage m’apparaissait quelques secondes, mais ce n’était pas de ça dont je venais guérir et j’essayais de mettre mes énergies sur le ressourcement dont j’avais énormément besoin.

L’expérience

Le samedi matin est arrivé très vite. Après le déjeuner, nous nous sommes encore retrouvées dans la grange. Cette fois-ci pour une activité intitulées « Je suis » animée par Madeleine Wéra-Bussière. À travers la musique et une méditation guidée, elle nous invitait à s’ancrer à notre arbre intérieur qui poussait à travers nos chakras, un à la fois. On « devait » se laisser aller. Danser, dessiner ou simplement méditer, selon notre émotion du moment, selon ce qu’on vivait.

C’est au cours de cette expérience que j’ai été transportée dans quelque chose de plus grand que moi. L’espace d’un instant mes yeux ont balayé l’espace. J’ai vu le soleil entrer par une fenêtre près du plafond et mon regard s’est porté sur une clôture qui était tout près de la grange. À cet instant précis, j’ai ressenti la présence de ma grand-mère et de mon père, puis une grande paix intérieure. Comme s’ils étaient passés me saluer alors qu’ils s’étaient retrouvés. Je ne savais pas à ce moment-là que mémé allait décéder ce jour-là. Quand je l’ai appris, j’ai pensé que c’était arrivé à ce moment précis. Cette émotion était si forte, elle m’a portée pour le reste de la semaine.

Pour moi, ça été l’expérience qui a transformé mon weekend de repos en weekend de transformation. J’ai trouvé ça extrêmement puissant comme expérience.

Une transformation

Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé au cours de cet instant précis. Je ne sais pas si c’était un mélange de fatigue, de bien être, de connexion ou de quoi que ce soit d’autre. Ce que je sais par contre, c’est qu’à partir de ce moment-là, l’énergie qu’y m’habitait était complètement différente. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai connecté avec des femmes magnifiques que je ne connaissais pas et je pense sincèrement que c’est la paix qui m’a traversée à cet instant précis qui m’a permis de le faire.

J’espère avoir la chance de revivre quelque chose d’aussi fort et doux à la fois. C’était libérateur et apaisant. Exactement ce dont j’avais besoin alors que je pensais que c’était plutôt du sommeil que je venais chercher.

Avez-vous déjà vécu une expérience que vous ne pouviez pas expliquer? La méditation vous a-t-elle déjà transporté à une place où vous ne croyiez pas aller?

Alors que je venais pour me ressourcer, me reposer, j'ai vécu une expérience dont je me rappelerai toute ma vie. #developpementpersonnel #rbfq #croissancepersonnelle #transformation #metime #grandmere #meme #experience #mediation #chakra #transformation

Karine Guy

Maman de trois jeunes garçon, Karine est la reine de la maison de sa famille atypique et parfaite. Écrire est pour elle un moyen de cheminer à travers la résilience et l’adaptation. Elle croit que de nommer les choses est un moyen puissant pour sensibiliser à la différence, mais aussi pour grandir.

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