La communication est essentielle pour permettre une inclusion harmonieuse des enfants à l'école. Elle est précieuse pour l'école pour comprendre certains défis et elle est essentielle pour les parents pour intervenir si nécessaire. Le parent est toujours la personne qui connait le mieux son enfant, Pour l'école, c'est précieux d'avoir cet allié. #inclusion #adaptation #douance #trisomie21 #communication
Famille

Inclusion, adaptation: La communication est la clé

L’école est commencée depuis un peu plus d’un mois. Nous vivons l’inclusion cette année. Nous nous sommes lancé là-dedans pour respecter nos valeurs et permettre à nos cocos de développer leur plein potentiel. Voici un petit compte rendu du premier mois d’école dans deux réalités bien différentes. Deux mondes, deux modes de communication bien distincts.

Vue de la maternelle

Mon fils de 5 ans vit avec la trisomie 21. Pour plein de raisons, nous avons fait le choix de l’inscrire dans la commission scolaire anglophone de notre secteur.

Parmi celles-ci:

    • L’inclusion systématique des enfants qui correspond davantage à mes valeurs.
    • Le fait que mon coco est bilingue donc l’adaptation plus facile dans un milieu d’immersion française plutôt que 100% français.
Le plan

Je dois avouer que les deux premières semaines, j’ai trouvé ça intense.

La veille de la rentrée, on a organisé une rencontre multi avec l’école et les intervenantes externes. On a établi des bases de ce qu’on s’attendait chacun de notre côté.

J’ai compris que mon coco aurait une accompagnatrice en tout temps à partir du début d’année. On m’a aussi annoncé qu’elle commençait à 8h10 et qu’il fallait déposer mon coco à la porte principale pour cette heure là.

J’ai donc commencé par marcher à l’école avec mon fils et entrer avec lui dans le hall.

Révision du plan

On m’a annoncé que d’avoir un enfant marcher avec son parent sur ce trottoir dans le sens inverse que les enfants qui débarquaient des autobus, c’était stressant. La direction, l’accompagnatrice et moi avons aussi réalisé que le fait que j’entre dans le hall rendait la transition vraiment plus difficile. La directrice m’a appelée deux fois pour qu’on parle d’autres options. La première semaine, il a fallu discuter des contraintes de chaque parti pour déterminer que la meilleure option serait que je stationne l’auto devant la porte d’entrée jusqu’à ce que l’accompagnatrice de mon fils commence sa journée. Une fois qu’elle serait là, elle sortirait chercher mon coco à la voiture.

C’est une solution qui nous convient bien et elle faisait l’affaire de tout le monde.

Et maintenant

Après ces ajustements-là, le reste s’est enclenché naturellement. La communication avec les intervenantes se passe bien. Nous recevons des photos régulièrement de ce qui se passe en classe. Notre coco s’est fait des amis dans tous les niveaux. Il sait se faire apprécier de tous les gens qu’il croise. C’est fantastique.

Bien sûr, nous devons toujours travailler sur certaines rigidités, sur sa propreté, sur sa tendance à la fuite, sa dextérité manuelle et son vocabulaire, mais on avance et c’est beau de voir comment l’inclusion fonctionne exactement comme ce à quoi je rêvais.

Vue de la deuxième année

Mon grand est entré en deuxième année en septembre. Il avait si hâte de recommencer l’école, de revoir ses amis, de faire des maths! L’été avait été agréable, mais je pense qu’il avait besoin de plus de stimulation.

La première semaine, il est revenu avec des bleus sans qu’on sache exactement ce qui s’était passé. Il a commencé à se plaindre que c’était plate la révision. Puis il y a eu des incidents qui lui ont valu des conséquences. Il se plaignait encore de l’ennui.

Pour moi, c’était urgent de commencer un dialogue avec l’enseignante et la direction parce que:

    1. Ce ne sont pas des comportements typiques de mon fils atypique
    2. Le fait qu’il s’ennuie en plus me résonne fort en tête
L’enseignante

Elle est intervenue rapidement quand c’était nécessaire. Nous avons aussi eu l’occasion de discuter au téléphone. Elle a entendu mes préoccupations et a mis des choses en place en collaboration avec l’enseignante de première année de mon fils. Rapidement, mon coco a arrêté de se plaindre et les incidents se sont arrêté.

La direction

Du côté de la direction, les réponses étaient lentes à me parvenir. Trop lentes à mon goût.

Je prends du temps à mettre des choses en branle parfois, mais quand je suis lancée, rien ne peut m’arrêter. (J’ai une image du Petit Castor présentement – comprendront qui voudront.)

J’ai contacté la commission scolaire pour avoir des clés pour m’aider dans mes démarches, j’ai fait référence à des politiques de la commission scolaire en terme de douance dans les communications avec la direction. Étrangement, après ça, les choses ont commencé à bouger un peu plus. C’est peut-être un hasard (ou pas), mais j’avais l’impression d’être entendue.

Une rencontre impromptue

J’ai croisé la directrice dans le couloir un soir où j’étais allée rencontrer l’enseignante à l’école. Elle m’a demandé si nous pouvions discuter de ce qui s’en venait pour soutenir mon grand.

Je m’attendais à une réponse par courriel, elle a choisi d’y aller de façon plus directe, comme c’était une ouverture à la communication, j’ai saisi l’occasion.

Nous avons exposé nos points de vues (nous n’avons pas vraiment la même vision), mais elle a suggéré des adaptations intéressantes qui seront chapeautées par la conseillère pédagogique en douance. J’en reparlerai sûrement quand les choses seront plus concrètes.

Une chose que je souhaitais, c’est une rencontre multi assez tôt dans l’année pendant laquelle les intervenantes de l’école seraient présentes pour qu’on parle d’outils pour aider à contrôler les émotions et aider avec l’autocontrôle. Cette idée, sans être totalement balayée, n’a pas été reçue comme je le souhaitais. J’attends certaines nouvelles concernant l’implication d’une intervenante, mais ça reste très vague quant à ce qui sera fait.

Deux mondes

Pour moi, la situation a l’école de mon grand est loin de la situation idéale. Je suis une maman qui veut m’impliquer. Nous mettons déjà beaucoup de choses en place à la maison. Nous investissons des sous au privé pour aider notre coco parce que depuis 2 ans, rien n’est réellement fait à l’école parce qu’il est en situation de réussite scolaire. Je trouve ça très dommage.

Mon idéal

Dans mon monde idéal, surtout au primaire, la communication devrait être ouverte entre la direction et les parents.

L’école devrait être bienveillante et proactive pour soutenir les enfants dans leur parcours, même si l’enfant est en situation de réussite scolaire.

Le parent devrait se sentir totalement en confiance et avoir envie d’épauler l’école pour travailler ensemble de façon harmonieuse.

Cette année, après un mois, je peux dire que mes deux fils vivent des situations totalement différentes dans leur école respective.

La communication ouverte est la clé et pourtant, mon sentiment de parent est très différent d’une école à l’autre. La transparence n’est pas au même degré disons. Comme maman, je dois faire preuve d’adaptation. Je dois laisser ces professionnels faire leur travail, mais je ne suis pas prête à laisser ma totale confiance sans m’assurer que des solutions soient mises en place pour soutenir mes enfants dans le développement de leur plein potentiel.

Est-ce que la communication se passe bien entre la maison et l’école? Qui initie le plus souvent les échanges?

La communication est essentielle pour permettre une inclusion harmonieuse des enfants à l'école. Elle est précieuse pour l'école pour comprendre certains défis et elle est essentielle pour les parents pour intervenir si nécessaire. Le parent est toujours la personne qui connait le mieux son enfant, Pour l'école, c'est précieux d'avoir cet allié. #inclusion #adaptation #douance #trisomie21 #communication

 

Karine Guy

Maman de trois jeunes garçon, Karine est la reine de la maison de sa famille atypique et parfaite. Écrire est pour elle un moyen de cheminer à travers la résilience et l’adaptation. Elle croit que de nommer les choses est un moyen puissant pour sensibiliser à la différence, mais aussi pour grandir.

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