Mark Manson
Petite douceur

The subtle art of not giving a f*ck : Pause lecture

Il y a quelques mois, je demandais à des blogueuses et entrepreneurs de me faire des suggestions de lectures inspirantes. Plusieurs livres ont été cités, dont The subtle art of not giving a fck de Mark Manson. Ce n’était surement pas la couverture orange que je trouvais attrayante. Ni le titre en fait. Mais plutôt le sous-titre et les commentaires qui revenaient sur le livre.

J’en ai déjà parlé plus tôt, je ne suis pas particulièrement fan de livres de croissance personnelle. Je suis plutôt une lectrice de fictions, plus spécifiquement de romans policiers/polars, mais les dernières années m’ont fait voir la vie autrement, comme si j’avais beaucoup à apprendre encore. Alors je change mes lectures aussi.

Pour moi, le fait d’être enfin capable de pouvoir lire de nouveau est un signe que je vais mieux. Alors que j’avais mis si longtemps la lecture de côté, je peux maintenant apprécier des moments de tranquillité un livre à la main. – Lire pour avancer, Mai 2018

A counterintuitive approach to living a good life

Mark Manson, un blogueur américain, propose une théorie selon laquelle les personnes qui s’en foutent sont plus heureuses que les personnes qui ne le font pas. Pour le prouver, il utilise plusieurs exemples de sa propre existence et de lectures qu’il a faites.

Tout le livre cherche à faire la preuve de sa théorie sous différents aspects.

Le sous-titre est très vrai, c’est totalement contreintuitif.

Comment, pour vivre une bonne vie, il serait important de s’en foutre?

L'art subtil de s'en f*utre

Mon livre a été trimballé dans plusieurs sacs, il est passé entre les mains de mini, j’ai écrit dedans pour souligner les passages qui me parlaient le plus. Il a une vie à lui.

Dans quel esprit lire ce livre?

Je crois que, comme pour tous les livres du genre, il faut en prendre et en laisser.

C’est peut-être la lectrice de fiction en moi qui a tendance à ne pas tout prendre pour du cash, mais je suis plutôt critique envers ce genre de théorie « révolutionnaires ». Par contre, je dois dire qu’il y a plusieurs choses qui portent à réfléchir à travers les quelques 200 pages de son bouquin.

Je dirais donc de lire L’art subtil de s’en futre avec ouverture et sens critique. Je pense que tout le monde peut en tirer des choses plutôt intéressantes, sans nécessairement remettre toute sa vie en question.

Ce que moi j’en retiens

Lâcher prise

D’abord, ce qui me frappe le plus dans les écrits de Manson est l’importance qu’il accorde au fait de choisir ses batailles et de lâcher prise. Il propose de se questionner sur notre système de valeurs. Ça m’interpelle probablement autant parce que je travaille la-dessus depuis un moment déjà.

Quand on devient parent, on se fait souvent dire de choisir ses batailles ou de lâcher prise. C’est encore plus vrai quand on a des enfants différents. La quantité d’énergie qu’on dépense dans une journée pour des choses qui, somme toute, ne sont pas vraiment importantes peut être considérable. Alors c’est une leçon qui est vraiment l’essence de ce que Mark Manson explique.

Dans le fond, son art subtil de s’en foutre ne dit pas de se foutre de tout, au contraire. Il dit plutôt de bien choisir les choses qui sont importantes et de mettre son énergie la-dessus.

Par exemple. Si pour moi, c’est important que les enfants regarde le moins de télé possible, je vais mettre mes énergies la dessus. Je vais préparer des activités autres que la télé pour passer le temps avec les enfants.

Je ne me fous pas de mes enfants ou du fait qu’ils regardent la télé.

Mais est-ce que c’est vraiment important si le voisin a des valeurs différentes des miennes et fait regarder la télé à ses enfants à lui? Est-ce que j’ai vraiment besoin de dépenser de l’énergie à convaincre mon voisin de l’importance de ne pas faire regarder la télé à ses enfants? Peut-être qu’en me foutant de ce que le voisin permet à ses cocos j’aurais plus d’énergie et je serais plus heureuse dans ma propre vie.

C’est un peu ça l’idée de son message.

Réajuster nos valeurs

Je trouve aussi intéressante son idée de l’autocritique. Il explique, de plusieurs façons, comment il est important de réajuster nos valeurs et même les confronter à d’autres pour grandir. Il établit qu’en restant dans notre zone de confort, on ne grandit jamais. Que pour devenir meilleur, l’humain doit faire face à un certain nombre d’échecs et se réajuster. Ainsi, éviter le changement, donc les échecs éventuels, serait donc éviter de progresser comme personne. Encore une fois, ce n’est pas révolutionnaire comme affirmation. Comme il l’explique simplement, avec beaucoup d’exemples concrets, je trouve ça intéressant. Manson est un bon vulgarisateur.

I have both some good news and some bad news for you: there is little that is unique or special about your problems. That’s why letting go is so liberating. – Mark Manson, The subtle art of not giving a f*ck

Résoudre des problèmes est le bonheur

Souffrir serait un moyen de devenir heureux. Parce que l’humain est conçu pour résoudre des problèmes. Si on vivait une vie totalement dépourvue de problèmes à résoudre, on ne pourrait pas être heureux. Le bonheur est dans la résolution de problèmes. Comme fan de sciences, je ne peux qu’être d’accord avec lui. J’ai besoin d’être stimulée intellectuellement pour être heureuse.

D’après lui, c’est même plus que ça. Le fait de résoudre des problèmes permettrait de donner un sens à la vie. Sans eux, notre vie serait dépourvue de sens. C’est intéressant. Par contre, je ne peut pas parler pour l’ensemble des humains. Je ne sais pas si tout le monde serait réellement malheureux de ne plus jamais avoir de problèmes à résoudre.

Dire la vérité, sans se cacher

Selon l’auteur encore, être honnête serait un bon moyen d’être plus heureux.

Suite à un voyage en Russie, il aurait compris que de dire simplement comment on se sent par rapport à des situations, des choses ou même des gens permettrait d’être plus heureux. En Amérique du Nord, on aurait tendance à trop souvent vouloir plaire ou cacher comment on se sent réellement. Ce genre de comportement ferait en sorte qu’on devient malheureux. À trop vouloir entrer dans le moule, on se ferait violence à soi-même.

Sans être totalement d’accord avec tout ce qu’il affirme sur le sujet, je dois dire que son point de vue est intéressant. C’est un peu ce qui m’a poussé à commencer à écrire. Je voulais dire les choses telles qu’elles sont réellement, sans me cacher derrière un faux sourire. Raconter ce à quoi notre quotidien ressemble, tout simplement.

Je pense que de se construire de trop grosse carapace peut parfois être plus dommageable que bénéfique. Pour moi, il est important d’être authentique et ouverte sur notre réalité de famille atypique. Le blogue est un pas dans cette direction là.

The subtle art of not giving a f*ck

Je l’ai apporté partout, j’ai encadré des paragraphes, souligné, annoté… Un sacrilège d’après certains, mais c’est mon livre.

Est-ce que je conseille ce livre?

Bien sûr.

Je pense que c’est un livre qui permet de mettre plusieurs choses en perspective dans notre façon de voir le monde. Selon moi, il peut tout simplement aider à mieux faire nos choix de valeurs. En tout cas, il est intéressant de se le faire dire d’une façon peu conventionnelle.

Je lisais la version anglaise, il y a donc quelques fois le mot « fuck » dans l’ouvrage. Si ce genre de vocabulaire peut déranger certaines personnes, de mon côté, j’ai trouvé que ça donnait de la couleur et de la vie à un texte qui aurait pu être aride s’il n’avait pas été écrit en langage « populaire ».

C’est une lecture qui peut facilement être faite en une journée ou deux si vous n’avez pas d’enfants dans les environs. J’ai lu les 100 premières pages en 4 mois et les 100 dernières pages en deux jours. Donc si vous êtes comme moi et que vous avez peu de temps, je vous conseille de l’acheter pour éviter d’avoir à l’emprunter plusieurs fois à la bibliothèque.

Vous l’avez lu? Qu’est-ce que vous en avez pensé?

L'art subtil de s'en foutre

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Karine Guy

Maman de trois jeunes garçon, Karine est la reine de la maison de sa famille atypique et parfaite. Écrire est pour elle un moyen de cheminer à travers la résilience et l’adaptation. Elle croit que de nommer les choses est un moyen puissant pour sensibiliser à la différence, mais aussi pour grandir.

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