lavande
Vie de maman

Le sommeil, cet incompris!

Anxiété, enfants, besoins particuliers, mari absent… Toute une combinaison gagnante pour avoir un trouble du sommeil, je peux vous le garantir!

Voici un important sujet à aborder quand on devient humain (oui, oui! Humain!) parce que ça devrait occuper une bonne partie de notre vie. Ou pas. Ça dépend du nombre d’enfants.

D’abord les faits

Il y a trois ans, je me suis acheté un tracker Fitbit. Je l’ai porté jours et nuits. Il me servait à compter mes pas, mais aussi à suivre mes patrons de sommeil. Honnêtement, je ne sais pas comment j’ai survécu tant d’années. J’ai passé plusieurs mois (années) à ne dormir que quelques 4,5 heures par jour/nuit (siestes et dodo de nuit combinés). Là je ne parle pas d’heures consécutives, je parle d’heures totales.

J’entends déjà des gens dire que je dois avoir moins besoin de sommeil que les autres. FAUX! J’ai toujours été une grosse « dormeuse ». En bas de neuf heures de sommeil, je me suis toujours sentie non fonctionnelle. Ben alors ça doit être le bracelet Fitbit qui est défectueux! (Ça c’était l’argument de mon chum.) FAUX! J’ai eu 3 appareils au total, toujours les mêmes résultats.

Ça s’est amélioré à un moment donné. Maintenant, je suis rendue à une moyenne un peu plus proche du 6h30 de sommeil par nuit. C’est peu, mais c’est quand même beaucoup plus que ce que j’ai eu dans les dernières années, c’est donc positif! Je m’encourage! C’est TRÈS positif! Bravo Karine! Good job!

Les ennemis de mon sommeil

Je nommerais en premier, bien avant les enfants, la grossesse et mon mari: l’anxiété! Sérieusement, cette bête-là, elle m’en a causé des maux!

dormir

L’anxiété et le sommeil

Quand je suis dans une période anxieuse, je suis incapable d’arrêter de penser. Mon cerveau ne se repose pas. Il ressasse sans arrêt les mêmes idées et c’est un cercle sans fin. Plus je suis fatiguée, plus je suis anxieuse, plus je suis anxieuse, moins je dors, plus je suis fatiguée. J’ai déjà mentionné dans certains textes que je vis avec ça depuis longtemps. C’est devenu un problème important depuis quelques années, mais tranquillement, ça va mieux.

Pour calmer mon anxiété et le cercle vicieux dans lequel j’étais embarquée, j’ai dû essayer plusieurs techniques. Le problème c’est qu’il n’y a pas de recette miracle qui convienne à tous. Il existe plusieurs recettes, on doit les essayer pour trouver celle ou celles qui nous conviennent le mieux à nous.

J’ai donc essayé l’écriture, la pleine conscience, la relaxation, la lecture, les marches extérieures, et j’en suis rendue à une combinaison de tout ça et de la médication. Pourquoi? Parce que j’ai dû accepter que sans médicament, pour l’instant, c’était impossible d’arriver à calmer suffisamment mon anxiété au quotidien. Et c’est tout à fait correct. Je suis en paix avec cette décision, même si je l’ai trouvée très difficile à prendre.

Les absences de mon mari

Je vous avais déjà expliqué que mon mari travaille souvent à l’extérieur de la ville. Je me retrouve solo la plupart du temps pour les routines, mais aussi la nuit. C’est donc moi qui me lève tout le temps. En fait, même s’il est à la maison, je me lève la nuit parce qu’il n’entend rien à travers ses ronflements, mais ça c’est une autre histoire.

Je dois donc toujours être en alerte pour répondre aux besoins des enfants. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à vivre avec un chum qui dort sa nuit complète, mais je sais aussi que certains papas se réveillent. Good for you mamas!

Les enfants

Ok, là, c’est tout un sujet.

Les enfants ont toujours une raison pour se réveiller. Et quand ce n’est pas un c’est l’autre.

Une chance que les deux plus vieux dorment maintenant mieux! Sérieusement, je sais que c’est une passe et que je vais m’ennuyer des câlins nocturnes. Je sais que ces moments présents où je suis la seule personne qui peut les sauver de leur malheurs vont bientôt être terminés et que je me sentirai nostalgique. Mais supposons qu’on vive vraiment dans le présent et pas dans le futur pour une seconde. Dans le présent, j’ai déjà un trouble du sommeil. J’ai déjà beaucoup d’heures de repos à rattraper. Je peux tu rêver de nuits complète sans penser aux câlins qui vont me manquer dans 10 ans?

bébé dort

Le sommeil chez l’enfant

Dans les quatre dernières années, j’ai appris plein de choses intéressantes sur la différence. Saviez-vous que plusieurs enfants ayant des besoins particuliers ont aussi des troubles du sommeil? Il y a un genre de lien entre le cerveau atypique et le sommeil (ou plutôt le mauvais sommeil). Plusieurs gens que je connais en sont même à donner de la mélatonine à leurs enfants pour favoriser leur sommeil parce qu’il n’y a pas d’autre solution. On n’en est pas là, du moins, je ne crois pas.

Une autre chose que j’ai apprise sur le sommeil c’est que peu importe ce que tu fais avec tes enfants, il va toujours y avoir quelqu’un pour dire qu’il y a un meilleur truc ou une meilleure façon de faire. C’est immanquable. C’est aussi vrai pour l’alimentation, l’habillement, les produits pour le corps, les vaccins, etc. Tu es parent, c’est automatique que tu vas te faire donner des conseils! Sur tout! Et surtout, sur le sommeil.

Cas de fiston 1

Cet enfant était un bébé « parfait ». Il n’a pas fait ses nuits à 2 jours, mais il dormait quand même bien. En fait, quand il ne dormait pas, il restait souvent calme dans son lit pendant de longues minutes et il regardait des livres ou jouait tranquillement. C’était extraordinaire. J’étais consciente de ma chance.

Quand il a eu environ 4 ans par contre, je me suis rendue compte qu’il dormait de moins en moins bien. J’ai fait le lien après un certain temps. Il se réveillait la nuit, mais plutôt que de se retourner et s’endormir, il prenait un livre et lisait. Le lendemain, il faisait sa journée, mais en fin d’après-midi il était insupportable. Mon enfant, quand il est trop fatigué, il est Intense avec un I majuscule! En fait, on peut mettre toutes les lettres en majuscules pis en gras avec des espaces entre chaque. Mon fils, quand il ne dort pas assez, il est I N T E N S E! Voilà!

Il ne dérange pas pendant la nuit, sauf s’il a envie, ou si un autre enfant le réveille. C’est le lendemain qu’on y goute solide!

Cas de fiston 2

Fiston 2 est un émotif. Quand il rit, son rire est contagieux. Quand il pleure, notre cœur se brise avec le sien. Il aura fallu environ 16 mois de 5 ou 6 réveils par nuits pour que je me décide à tenter de le laisser pleurer. Avant ça, je ne travaillais pas à l’extérieur.

Après mon retour au travail, avec le stress, les rendez-vous, les maladies de garderie, j’étais rendue au bout du rouleau. C’était impossible de continuer à ce rythme. Mon anxiété atteignait des paroxysmes. J’ai essayé plusieurs techniques avec lui avant de me résoudre à le laisser pleurer. C’était la dernière chose qu’il me restait sur ma liste de trucs. Dès que je le déposais dans son lit et qu’il sentait que je quittais sa chambre, ses larmes et ses pleurs me déchiraient.

Ce que j’ai choisi de faire

Pendant plusieurs semaines, j’ai instauré une routine d’heures avec un genre de 5-10-15 modifié où j’allais le voir plus fréquemment et je me permettais de le réconforter pendant plusieurs minutes si nécessaire. J’ai finalement tenu le coup et nous y sommes arrivés. Il devait avoir 19 ou 20 mois quand j’ai pu dire qu’il faisait ses nuits et que je pouvais recommencer à avoir un semblant de vie moi-même.

Il a vraiment fallu que je fasse preuve de détermination, mais au bout du compte, c’est ce qui a fait une différence au niveau de ma santé. Sans ces nuits que j’ai pu « gagner », je n’aurais pas pu terminer mon année au travail. Ça aurait été impossible. J’étais complètement vidée.

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Le cas de fiston 3

Alors là, je ne sais pas quoi dire. Cet enfant est né en pleurant. Il s’est calmé dès qu’ils l’ont mis sur moi et il est resté collé là pendant 12 mois! Oui oui! 12 mois. À part sur moi, il pouvait rester calme dans sa coquille, en sortie. Alors là, bébé parfait. Je pensais qu’il faisait du reflux. Il dormait tellement mieux collé sur mon épaule assis dans le divan. Puis dans mon lit, collé sur moi. En plus, c’était zéro côté autonomie. Je devais continuellement l’avoir collé sur moi sinon, crise de larmes et de cris. Pas pratique quand c’est le troisième!

J’ai essayé de le coucher dans son lit tout seul. Cet enfant ne pleure pas. Il fait des crises. Il est tellement en panique qu’il en devient presque bleu. Ce ne sont pas des pleurs ou des sanglots, ce sont des cris de plus en plus aigus. Je n’ai jamais vu ça. En tout cas, avec les deux autres.

J’ai vraiment essayé plusieurs choses

Depuis qu’il a 6 mois, j’ai essayé plusieurs techniques pour permettre un certain détachement. J’ai oublié ça. J’ai un feeling de mère. Je sens que c’est inutile.

Pour lui, le meilleur moyen de s’endormir pour l’instant, c’est que je me couche près de lui. Le plus loin que j’ai réussi à m’étendre, c’est lui dans son lit de bébé et moi dans mon lit tout près. Il me voit, mais ne peut pas me toucher. Récemment, j’ai ajouté un livre dans son lit, ça aide à ce qu’il reste calme plus longtemps. Je diffuse aussi des huiles essentielles de lavande et d’orange. Ou je mets un peu de brune d’oreiller dans son lit. Tout ça semble l’apaiser un peu. Je me dis qu’un jour, je pourrai être dans une autre pièce, mais je ne le sens pas prêt. Quand je m’éloigne trop, il fait encore une de ses crises. Mais il y a du progrès.

Le sommeil finalement

Lentement, mais surement, je vais retrouver des nuits complètes. Bon, c’est pas gagné encore. J’écris justement ces lignes assise dans le coin de ma chambre en regardant le mini dans mon lit. Il est 1h du matin, le grand m’a réveillée en pleurant: il avait soif! Je ne veux pas trop m’éloigner du mini, au cas où il se réveillerait et je ne le transfère pas dans son lit, pour les mêmes raisons.

Les autres

Je n’ai rien contre les parents qui font le 5-10-15 ou le CIO ou qui préfèrent les méthodes proximales, sans pleurs. L’idée, c’est de choisir le moyen qui nous convienne, à nous et à notre enfant. Celle qu’on sent qui est la mieux adaptée. J’ai trois enfants, très différents. Un qui lit, l’autre qui pleure, l’autre qui fait des crises. Dans le milieu de tout ça, il y a moi, qui a des besoins, qui doit s’écouter, pour rester en santé.

Derrière les portes fermées des autres maisons, il y a d’autres histoires un peu comme la mienne, qui font que mes techniques à moi ne fonctionnent pas pour eux. Comme les techniques que je croyais connaitre avec mon premier ne fonctionnent plus maintenant.

Nuit

Dormir assez

La seule chose sur laquelle je ne déroge pas, c’est que le sommeil est essentiel et sans lui, c’est le chaos. C’est pour ça que mes enfants font encore des siestes, même à presque 6 ans. Et qu’il vont au lit vers 7h. Tous les 3. Beau temps, mauvais temps. Quand ils ont trop d’énergie, c’est un indice qu’ils sont fatigués et ils vont au lit encore plus tôt. Ils sont comme ça mes enfants. Et quand ils font finalement dodo, et que c’est tranquille dans la maison, c’est à mon tour d’aller me coucher (ou m’évanouir) et prendre soin de moi.

Chez-vous le sommeil? C’est important? Difficile? Particulier?

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2 commentaires

  • Irène

    Je n’ai pas d’enfants et je ne sais pas si j’en aurai un jour mais je crois que c’est un des éléments qui m’angoisse le plus, car j’ai besoin de beaucoup de sommeil et j’ai le réveil difficile ! Après je sais qu’on trouve des ressources insoupçonnées lorsqu’on devient parent… Mais quand-même : chapeau bas !

    • Karine
      Auteur

      Oh oui! Les enfants, ça transforme énormément. Mais malheureusement, pas au point de ne plus avoir besoin de sommeil quand ça fait partie de nous. Il faut trouver les trucs qui nous conviennent pour dormir plus. Disons qu’il m’arrive aussi de me coucher à 7h le soir.

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