Les ateliers C'est moi le chef à Montréal réunissent un vrai chef de cuisine, des enfants, des produits locaux et de la cuisine du monde. C'est une magnifique occasion de permettre aux enfants d'être en contact avec la cuisine dans un environnement riche et sécuritaire. Une magnifique activité à vivre à partir de 4 ans. #cestmoilechef #activité #activitépourenfants #montréalcuisine #cuisine #chef #cuisineraveclesenfants
Famille

C’est moi le chef: la cuisine du monde à la portée de tous

J’ai rencontré Karine Pezé au Grand souper spaghetti de la Tablée des Chefs. J’y étais allée seule et on s’est trouvées à être assises à la même table. Pendant tout le souper, on a discuté de nos projets. On a connecté. Elle m’a un peu présenté C’est moi le chef et j’ai trouvé ça vraiment fantastique comme idée : réunir des enfants, des grands chefs de Montréal et des producteurs locaux.

On a gardé contact après l’événement. Quand elle m’a invitée, avec ma famille, à participer à un atelier, je n’ai pas pu refuser. D’abord pour l’opportunité : mon premier événement pour Atypiquement Parfaite, c’est pas rien. Mais aussi pour l’expérience : mes cocos allaient cuisiner avec Chef Maurin : des tacos aux insectes! Oui, je sais, il y a beaucoup de préjugés envers ces petites sources de protéines, mais il faut de l’ouverture dans la vie, hein?

Le déroulement de l’atelier

D’abord, l’atelier se donnait au deuxième étage du Marché Jean-Talon, dans les locaux de la Tablée des Chefs. Les postes de travail étaient déjà aménagés à notre arrivée. Il y avait deux espaces de travail pour les enfants de 4-5 ans et 3 espaces pour les enfants de 6 ans et plus. Une cuisine était aussi à l’avant pour que Chef Maurin puisse faire une démonstration.

Les ilots de travail des 6 ans et plus avait 4 postes pour chacun des petits chefs présents alors que la section des 4-5 ans avait une dizaine de place sur chacun des ilots.

Atelier 4-5 ans

Je n’ai pas été très présente pour la partie 4-5 ans puisque c’était mon mari qui s’occupait de mon coco. Par contre, ce que j’ai vu, c’est qu’ils coupaient les ingrédients à mettre dans la salsa et mettaient tout en commun pour déguster ensuite.

Chaque petit chef avait son tablier, sa planche à découper, son couteau, son assiette et des ustensiles pour la suite.

Les enfants étaient guidés dans chacune des étapes et devaient couper eux-mêmes les ingrédients. Une fois les aliments coupés, ils étaient mis en commun dans un bol à mélanger.

C’était parfaitement adapté au niveau d’un groupe de 4-5 ans. Même mon coco a été capable de suivre les autres au cours de l’atelier, avec de l’aide, bien sûr.

Atelier des 6 ans et plus

Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est le fait que ce soit un chef qui anime l’activité.

Tous les postes de travail étaient déjà préparés avec les ingrédients nécessaires à la recette. Il y avait tout le matériel requis, incluant une plaque de cuisson, un robot culinaire et les outils de cuisine. Comme chaque ilot comptait 4 postes, les tâches étaient divisées entre les participants. C’était vraiment un travail d’équipe et de coopération.

Chef Maurin expliquait quelques étapes qui devaient ensuite être reproduites par chacune des équipes. Le niveau de difficulté des tâches n’était pas trop élevé, mais dans mon cas, j’ai dû faire plusieurs rappels à mon fils au sujet du comportement en cuisine. Il a tendance à s’agiter lorsqu’il vit beaucoup d’émotions et cette journée-là était particulièrement excitante pour lui.

À la fin, il était très fier d’avoir contribué au plat commun, il a beaucoup aimé le résultat, mais il a refusé d’ajouter des insectes à sa recette.

Notre expérience à l’atelier en quelques images.

La cuisine à la portée de tous

Si vous suivez le blogue depuis un moment, vous savez déjà que dans ma famille atypique, il y a un grand HPI de presque 6 ans et 9 mois (faut le préciser), un coco de 5 ans vivant avec la trisomie 21 et un mini de 2 ans ayant un attachement très particulier pour sa mère.

Avant de se déplacer pour participer à un atelier de cuisine, il y a tout ça à coordonner (en plus de s’assurer que monsieur Atypique soit disponible).

D’ailleurs, j’avais envie de vous parler un peu de la différence d’attitude de mes enfants quand je leur ai annoncé qu’on allait participer à cet atelier.

« Dimanche, on va aller faire un tour dans un atelier pour apprendre à cuisiner. On va faire des tacos mexicains avec des insectes! »

Mon coco de 5 ans

« Apple pie! »

Il répond ça à presque tout ce qu’on dit ces temps-ci. Ça peut devenir irritant si on lui pose une question avec l’intention d’avoir une vraie réponse, mais dans le contexte, ce n’était pas très grave.

Son attitude désinvolte m’a démontrée qu’il n’était pas préoccupé outre mesure par ce qu’on allait faire, tant que c’était amusant.

Mon grand de presque 7 ans

Beaucoup plus intense!

On est passé du « Yé! » au « J’ai mal au ventre maman! Je pense que je ne serai pas capable de faire ça. Je n’ai jamais cuisiné les tacos mexicains. »

L’anxiété de performance est très forte chez mon grand. Le fait de participer à un atelier, dans un endroit qu’il ne connait pas, avec des gens qu’il ne connait pas, sur un thème qu’il ne connait pas, ça fait beaucoup d’inconnus à gérer d’un coup.

Il faut comprendre que pour un enfant HPI, qui réussi dans les domaines académiques sans mettre trop d’efforts, le fait de devoir apprendre quelque chose de plutôt pratique, ça peut être similaire à se lancer dans le vide. Il n’y a aucune formule mathématique qui existe pour expliquer comment couper des oignons en dés.

J’ai aussi réalisé sur place que le fait qu’on lui ait dit très souvent de faire attention aux couteaux jouait contre lui. Il avait tellement peur de se couper qu’il osait à peine toucher les aliments qu’il devait tailler avec son autre main. Pour lui, c’était un risque trop grand.

Un autre aspect qui était difficile à gérer pour lui pendant l’atelier, c’est le fait que la consigne de la chef sur place était d’écouter les étapes à faire pour la préparation et ensuite les exécuter. Mais les gens à notre poste se mettaient en action dès le début des consignes, sans attendre la fin. Pour lui, d’attendre que les consignes soient terminées alors que d’autres n’écoutaient pas, c’était très difficile à gérer.

Faits amusants

Mon grand, en bon HPI, savait exactement à quel degré le rond de la cuisinière devait être. À l’occasion, la chef faisait le tour des postes. Elle réajustait la chaleur des ronds en fonction du niveau de cuisson et le temps qu’il restait. Mon fils s’énervait quand ça se produisait. Il ne comprenait pas qu’elle ait dit 5 alors qu’elle réajustait à 6 en passant à côté de nous.

Mon coco de 5 ans, de son côté, mangeait tout ce qu’il coupait. Donc pendant tout l’atelier, rien de ce qu’il a coupé a pu servir à la préparation de la salsa et au guacamole. Un grand gourmand!

Des petits chefs à l’atelier

Les ateliers C’est moi le chef sont l’occasion d’initier les enfants à la cuisine dans un environnement sécuritaire, avec des produits locaux et des chefs montréalais de renom. Ils ont lieu une fois par mois au Marché Jean-Talon, mais se déplacent aussi dans plusieurs bibliothèques publiques à Montréal et des centres communautaires.

Les défis de mes enfants ont été acceptés et tout s’est passé d’une façon agréable pour tous. C’est définitivement une activité à refaire.

Impliquez-vous vos enfants en cuisine? Ont-ils déjà participé à des ateliers culinaires?

Les ateliers C'est moi le chef à Montréal réunissent un vrai chef de cuisine, des enfants, des produits locaux et de la cuisine du monde. C'est une magnifique occasion de permettre aux enfants d'être en contact avec la cuisine dans un environnement riche et sécuritaire. Une magnifique activité à vivre à partir de 4 ans. #cestmoilechef #activité #activitépourenfants #montréalcuisine #cuisine #chef #cuisineraveclesenfants

Divulgation: Mes enfants ont été invités par Karine Pezé de C’est moi le chef pour l’atelier des tacos aux insectes. Le contenu de ce billet reflète notre expérience à nous de le contexte de cet atelier.

Karine Guy

Maman de trois jeunes garçon, Karine est la reine de la maison de sa famille atypique et parfaite. Écrire est pour elle un moyen de cheminer à travers la résilience et l’adaptation. Elle croit que de nommer les choses est un moyen puissant pour sensibiliser à la différence, mais aussi pour grandir.

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