Vie de maman

Mamou?!

Mamou c’est le surnom que m’a donné fiston #2. C’est un genre de contraction de Maman et de Mon Amour. Mamou c’est son petit mot doux juste pour moi (d’habitude il l’utilise quand il veux m’amadouer). Il est adorable! A chaque fois, ça me fait sourire! Surtout le ton qu’il utilise pour le dire, tout doux.

L’épuisement

Quand on apprend que nos enfants ont des besoins particuliers, c’est souvent un choc, j’en ai parlé ici. D’autres fois par contre, ça peut être un certain soulagement d’avoir un diagnostic, juste parce que ça vient avec des explications et des mesures d’aide. D’une façon ou d’une autre par contre, un enfant avec des besoins particuliers est un être qui va avoir besoin de gens forts et présents autour de lui, de beaucoup d’amour et de stimulation, de façon à répondre, justement, à ces besoins-là.

Je suis une personne très proactive (peut-être même trop des fois). Quand j’ai un défi devant moi, je fonce tête baissée pour l’affronter. Ça a l’avantage que la situation se règle, ça a l’inconvénient que je m’épuise. Avec le diagnostique de trisomie 21 de notre coco, une référence avait été envoyée au CLSC pour qu’une travailleuse sociale vienne nous rencontrer pour nous aider avec toutes les ressources à mettre en place. Mais qu’est-ce que j’étais sensée faire en attendant son appel? J’ai cherché des groupes de parents dans mon secteur, j’ai assisté à des rencontres, j’ai inscrit notre coco (et moi) à des cours de massage, j’ai fais les démarches pour inscrire notre petit homme sur les listes d’attentes des ressources dans notre milieu, etc. Quand elle est arrivée, fiston avait 5 mois, elle a regardé tout ce que j’avais fait et elle m’a dit qu’elle ne pouvait plus rien faire pour nous dans l’immédiat, j’avais tout fait son boulot. Sur le coup, j’étais vraiment TRÈS fâchée, j’ai ressenti beaucoup de colère. D’abord qu’elle soit arrivée si tard et ensuite de me rendre compte que comme maman, j’avais été en mesure de faire son travail à elle, il me semblait qu’elle aurait dû pouvoir m’apporter plus que ce que je pouvais moi même trouver seule. Cette colère m’a complètement vidée et ça m’a pris beaucoup de temps par la suite à reprendre confiance en elle et récupérer toute l’énergie que j’avais dépensée au cours de ces 5 mois où elle n’était pas là.

S’accorder du temps, vraiment

Au cours des rencontres suivantes avec la travailleuse sociale, on a parlé des besoins de notre famille. Une chose qui est revenue continuellement, c’est d’éviter l’épuisement. Elle n’a pas cessé de me le répéter depuis. Elle me demande toujours qu’est-ce que j’ai fait pour moi. Souvent, je n’arrive pas à lui donner une réponse satisfaisante, parce qu’apparemment, nettoyer la cuisine n’est pas une activité « pour moi » et aller au parc avec les trois cocos non plus. Comme plusieurs mamans, je remets à plus tard ce temps que je devrais m’accorder. Ce n’est définitivement pas étranger à mon anxiété (plus je suis fatiguée, plus je suis anxieuse).

Il m’a fallu du temps pour trouver le temps (et même l’énergie) de prendre du temps pour moi. J’ai été en mode survie longtemps. J’essaie de vivre de plus en plus. Ce n’est pas facile, mais j’essaie vraiment de mettre des choses en place pour ça. Je me suis acheté des thés (et des tasses), des produits pour le bain (qui sentent si bon!), j’ai recommencé à aller à la bibliothèque et je prends vraiment le temps de lire les livres que j’emprunte (je suis souvent allée emprunter des livres à la bibliothèque pour les retourner après 3 renouvellements sans en avoir lu la moitié – c’est moi ça!), et j’ai commencé ce blogue. Ces petites choses que j’essaie d’intégrer à mon quotidien me font vraiment du bien! À chaque jour, je prends un certain temps pour faire une ou plusieurs de ces choses (que je peux parfois faire simultanément, comme lire un livre dans le bain avec une tisane relaxante). Dans la prochaine année, je voudrais vraiment recommencer l’entrainement, je sens que mon corps en a plus que besoin. L’entrainement à la maison c’est bien pour certaines personnes, mais je n’y arrive tout simplement pas. C’est trop facile de me laisser distraire par les jouets qui trainent ou le lavage que je dois faire.

Essayer de devenir la plus importante pour nous

Une maman ne sera jamais la personne la plus importante pour elle, elle fera toujours passer les enfants avant elle, c’est pour ça que j’ai dit « essayer ». En s’accordant plus de temps, on est plus disponible pour nos enfants parce qu’on est en meilleur forme pour être à leur écoute. C’est une pierre deux coups! Et je vais pouvoir apprécier encore d’avantage mon beau coco qui m’appelle Mamou et qui est si bon pour donner des câlins!

Plein de douceur à vous les super mamans!

Et vous? Vous accordez vous assez de temps au quotidien? Que faites-vous pour vous ressourcer?

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